MAFALDA |
Cette
petite fille
d’Argentine pas comme les autres, dessinée dans
les années soixante-dix,
conteste le monde adulte et partira a la conquête du monde
entier.
Il faut avoir lu les bandes
dessinées de “Mafalda”,
créées par Quino en
1964, pour comprendre l’Argentine, car plus que
n’importe quel autre
personnage, elle représente les années soixante.
“L’univers de Mafalda”, disait
Umberto Eco, “c’est [...] celui d’une
Amérique latine urbaine et
développée.”
Mafalda, sept ans, vit à Buenos
Aires. Elle est impertiente, lucide,
rebelle et non-conformiste. Elle refuse le monde des grandes personnes,
qui,
prisonniers de leur quotidien, restent aveugles aux
problèmes (politiques,
mondiaux...) qui pourtant devraient les concerner. Mafalda, elle, se
préoccupe
de l’humanité et de la paix, mais elle
réfléchit sur les angoisses universelles
de nos temps d’une façon qui nous fait sourire.
Celui qui lit les petites
vignettes de Mafalda ne peut pas s’empêcher
d’être un
tantinet admiratif devant les opinions
philosophiques de cette petite fille, refléxions dont, nous,
les adultes, ne
sommes manifestement plus capables.
Dans le quartier Colegiales, un parc a
été nommé d’après
Mafalda. Aujourd’hui,
ayant déjà fêté ses quarante
ans, elle est aussi connue en
Suède qu’en Italie, en Chine qu’en
Allemagne.
